samedi 28 avril 2007

Agenda setting

La presse d´information généraliste a, de manière générale, une influence politique. Les journalistes ont souvent une inspiration politique dans la rédaction de la rédaction des articles concernant les actions du gouvernement ou la politique étrangère.

Le principe d´ « agenda-setting » a fait couler beaucoup d´encre. L'hypothèse de base est la suivante : les médias exercent un effet considérable sur la formation de l'opinion publique, en attirant l'attention de l'audience sur des événements particuliers et en négligeant d'autres qui pourraient avoir un grand intérêt. Derrière cette thèse, se situe le constat que les informations sont tellement nombreuses que les médias ne peuvent accorder une attention équivalente à tout ce qui a lieu dans le monde. En conséquence, un choix s'impose. Les médias définissent ainsi le calendrier des événements et la hiérarchie des sujets. A l´heure actuelle, avec l´utilisation d´Internet, le flux d´informations est tellement grand que des informations sont totalement oubliées par les médias, car même si elles sont importantes, d´autres sont plus attrayantes pour les consommateurs. Cette pratique de structuration des événements revêt une importance considérable lors d'une élection par exemple.

Les inventeurs de ce terme, Mac Combs et Shaw[1] (1972) ont décrit ce phénomène à l´aide de l'affaire du Watergate. Selon eux, la fonction des médias n'est pas de dire aux gens ce qu'ils doivent penser mais sur quels thèmes ils doivent concentrer leur attention. Pour eux, il existe une relation entre l'ordre hiérarchique des événements présentés par les grands médias et la hiérarchie de signification attachée à ces problèmes de la part du public et des hommes politiques.

Il apparaît d'après ce modèle que la perception du public, par rapport à l'événement est fonction de la place que lui accordent les médias. Les informations négligées par les médias, si elles ne reçoivent pas plus d'attention dans l'avenir sont vite oubliées.

En déterminant l'agenda politique (« agenda-setting »), la presse ne dit pas aux gens ce qu'il faut penser mais à quoi il faut penser.



[1] The agenda setting , Mc Combs et Shaw, 1972

5 commentaires:

Ryan a dit…

Bonjour Igore, en effet je souligne le fait que le principe de l'agenda setting peut être considéré comme un "prêt-à-penser". Etudiant en info-comm je trouve cette article très bien écrit, de plus tu es très objectif quant au rôle que joue les médias (qui sont pour ma part "des manipulateurs manipulé"). Merci pour cette explication.

Anonyme a dit…

En lisant ce "billet", je savais pourquoi j'aimais la communication :)

Je souhaite faire un commentaire assez similaire à celui de Ryan. Etant aussi en info-com, je trouve cet article extrêmement intéressant et très objectif. Part contre, je ne pense pas que les médias soient des manipulateurs. Ils sont comme le dit Ryan des "prêt-à-penser" car au final, on en fait ce que l'on veut.

Anne.B a dit…

En lisant ce "billet", je savais pourquoi j'aimais la communication :)

Je souhaite faire un commentaire assez similaire à celui de Ryan. Etant aussi en info-com, je trouve cet article extrêmement intéressant et très objectif. Part contre, je ne pense pas que les médias soient des manipulateurs. Ils sont comme le dit Ryan des "prêt-à-penser" car au final, on en fait ce que l'on veut.

Anonyme a dit…

Merci pour cette explication sur l'Aganda-setting.
J'aimerais bien savoir aussi ce que signifie le terme "Agenda-building".

Erick Bukasa a dit…

Bjr,j etudie aussi le cours de communication sociale,politique et diplomatique j aimerai savoir la definition compléte de l agenda politique.